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Plan :
Définition de l’OMS et dictionnaire
À travers l’histoire
Les indicateurs
Santé et hygiène de vie
Santé et environnement
La maladie
Les dispositifs de soins
Le système de santé
Santé et société
Santé et travail social
L’OMS est une institution spécifique des Nations Unies créée en 1948 dans le but d’emmener toutes les nations au même niveau de santé. La constitution de la santé renvoie à un état de bien être physique, mental et social complet et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
La santé correspond à l’état de celui qui est sain. État physiologique normal de l’organisme d’un être humain qui fonctionne harmonieusement, régulièrement et dont aucune fonction vitale n’est atteinte, indépendamment d’anomalies ou d’infirmités dont il peut être affecté.
Dans l’antiquité, la santé se développe en Mésopotamie, Grèce et Egypte. Elle relève d’un mélange de magie, d’astrologie, de divination et parfois de médecine (cf. techniques d’embaumement et de dissection). Hygié est la déesse grecque de la santé qui est assimilée aux soins généraux et à la propreté.
Au 5ème siècle avant J-C, le premier médecin est Hippocrate, père de la médecine dont l’héritage est son serment. Le médecin a des devoirs et des règles à respecter à l’égard du patient et de son entourage.
Les premières notions de l’éthique médicale : de la Renaissance à l’empire
1595 : invention du microscope (signe l’avancée de grands progrès)
17ème siècle : la médecine est une science qui se vérifie, s’analyse et se fonde
1628 : la circulation du sang constitue une grande découverte
18ème siècle : les pharmaciens remplacent les apothicaires, les chirurgiens sont réhabilités et peuvent être des docteurs
sous l’empire : développement de la vaccination contre la variole
19ème siècle : Pasteur fait avancer la vaccination, l’homéopathie se développe
L’épidémiologie permet de décrire l’état de santé de la population (des individus), d’analyser les facteurs de risque et de fournir aux services de santé une méthode d’analyse
Apport de données chiffrées par le biais des statistiques
Données statistiques qui permettent de fournir des éléments de comparaison avec d’autres pays voire d’autres époques
Formalisation du savoir faire au regard des recommandations des instances pour marquer le progrès de la médecine à travers les âges. Cette formalisation est fondée sur des besoins en termes de développement des compagnes d’information
Enregistrement des informations : maladies à déclaration obligatoire (MST, tuberculose, VIH, affections longue durée dites ALD comme le cancer, le diabète, etc. qui relèvent à 100% de la Sécurité Sociale). Le médecin doit faire une déclaration à la DDASS, laquelle transmet les informations à l’INSERM concernant les maladies professionnelles, la grippe, les accidents du travail, car il s’agit de cibler, désinfecter et de faire des examens des conditions de travail (soit l’élaboration de statistiques donnant lieu à un contrôle sanitaire pour prévenir les dépistages)
En 2006, concernant l’aspect démographique de la France :
62.702.000 habitants
24% ont moins de 24 ans, 54% ont entre 20 et 60 ans et 21% ont plus de 60 ans
espérance de vie : 84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes, soit une évolution de 3 mois par an en 20 ans, d’où des années de vie gagnées
taux de mortalité : 9 pour 1000 (rapport des décès par an sur la population totale)
taux de mortalité infantile : 4 pour 1000 (idem mais concerne les enfants de moins de 1 an)
répartition des dépenses courantes des soins et des biens médicaux : 75% pour la Sécurité Sociale, 1% pour l’État et les collectivités locales, 7% pour les mutuelles, 3% pour les assurances privées, 2% pour ce qui relève de la prévoyance et 12% pour les dépenses personnelles des français (soit plus de 3000€/an et par habitant)
Il s’agit des gestes primaires effectués au quotidien, soit :
l’hygiène corporelle : lavage des mains, hygiène bucco-dentaire, hygiène sexuelle
l’hygiène alimentaire : varier son alimentation, consommation de fruits et de légumes frais
l’hygiène domestique
activité journalière et pratique d’un sport : dépense d’énergie permettant d’évacuer le stress et la fatigue, sommeil
Contact avec l’environnement : épidémiologie, incidence, gestion des risques
Comportement individuel et facteurs de risque : tabac, drogues, alcool, surcharge pondérale, activité physique, chutes
Comportement psychosocial et santé mentale : violences, maltraitances, traumatismes, suicide
Comportement sexuel : contraception, IVG, pratiques à risque
Le progrès de la médecine ont fait reculer les maladies infantiles et les maladies infectieuses. Avant 1990, car après vient l’arrivée du VIH, les causes des décès sont stables, les décès par cancers (1 décès sur 4), les suicides et les morts accidentelles sont en augmentation ainsi que. Les maladies cardio-vasculaires représentent 27% des causes de décès, les cancers 30%, les maladies respiratoires 6%, le système digestif 5%, les affections neuropsychologiques 3%, les maladies du travail 2%, les accidents de la route 3% et le suicide 2%.
La maladie se définit donc par une altération de l’état de santé. De façon générale, le terme maladie désigne un état morbide dont on connaît le plus souvent la cause. Le terme maladie doit être différencié du terme syndrome qui définit un ensemble de symptômes.
Dispositif qui renvoie au domaine de la prévention, soit :
la prévention primaire : mesures de protée individuelle ou collective visant à déterminer l’incidence des maladies c.a.d l’apparition de nouveaux cas
la prévention secondaire : mesures destinées à la prévalence des maladies c.a.d développer les dépistages précoces
Le dispositif de soins ne s’isole pas de la médecine curative, il correspond à un traitement pour pallier aux carences éventuelles. Il est de nature pluridisciplinaire et peut amener à des soulèvements de problèmes d’éthique. La médecine curative se caractérise par l’offre de services médicaux, lesquels sont donnés dans des hôpitaux publics ou privés (hospitalisation, soins ambulatoires) par une profession de santé (médecins, infirmiers, aides-soignants, etc.). Les dispensaires, les centres de soins et certaines associations font partis du dispositif de soins. De même que la pharmacie qui caractérise :
la production et la distribution des médicaments (INSERM)
l’autorisation de mise sur le marché (AMM)
les arrêtés ministériels fixent les prix et les taux de remboursement par la Sécurité Sociale
La recherche dans le milieu médical est développée par le secteur public ou privé avec des organismes tels que l’INSERM, le CNRS, l’IVS, les laboratoires pharmaceutiques, les Instituts Pasteur et Curie. Le financement public représente 42% du financement total (relatif aux frais de recherche). La recherche médicale est dédiée aux pathologies et aux dégradations mentales.
Le rôle de l’État dans le système de santé est de garantir l’intérêt public et l’amélioration de l’état sanitaire de la population. L’État intervient directement dans la population ou le financement des soins. Il exerce un contrôle sur les relations entre les institutions de financement, les malades et les professionnels au nom des impératifs sanitaires et économiques. L’État a confié au département plusieurs missions, dont :
la protection de l’enfance (ASE, PMI)
l’accompagnement et le suivi des populations en difficulté
la protection de la santé : vaccination, maladies à déclaration obligatoires (tuberculose, cancer, MST)
Le mode d’intervention de l’État est direct et agit par la décentralisation et la déconcentration. Son organisation est basée sur trois principes :
l’accessibilité en termes de financement (aspect économique) et de mobilité (aspect géographique)
l’équité (CMU, APA)
la protection sociale (couverture en cas de maladie et d’invalidité)
Le système de santé couvre trois grands risques :
la maladie : gérée par les CPAM
la vieillesse : gérée par les caisses vieillesses
la famille : gérée par les caisses d’allocations familiales
Le système de santé est financé par les cotisations sociales obligatoires (ouverture de droits par le biais des impôts, des contributions, de l’URSAFF) et les versements facultatifs volontaires (mutuelles, assurances vie). Comme il existe plusieurs qualités d’assurés, il existe différentes assurances maladie :
assuré obligatoire
ayant droit des assurés
assuré dont le principe est que toute personne résident en France de façon stable et régulière peut bénéficier d’une sécurité sociale pour ses dépenses de santé
Depuis la loi du 27 juillet 1999, le système de santé a trois niveaux de protection :
CMU de base (sécurité sociale)
CMU complémentaire (organismes de mutuelles)
AME (aide médicale d’État) qui statue sur la situation des étrangers
L’éducation pour la santé se caractérise par
l’éducation du patient : forme d’éducation pour la santé dirigée vers la gestion des maladies et des comportements de santé
les textes et recommandations officiels : ordonnances, décrets, recommandations de l’ANAES et de l’OMS
une reconnaissance car elle fait partie intégrante de la thérapeutique de certaines affections chroniques comme le diabète, l’asthme
une faible observance des traitements car la moitié des patients ne prennent pas ou prennent irrégulièrement les traitements qui leur sont prescrits
L’éducation thérapeutique (traitement préventif ou curatif), l’éducation à la maladie (comportement de santé relevant de l’aspect psychosocial) et l’éducation pour la santé (relevant du cadre de vie) constituent les trois niveaux d’éducation qui servent à prévenir les complications liées à la maladie, à la réduction des dépenses de soins et à l’importance dans l’accompagnement du patient dans l’acceptation de la maladie.
l’approche dite de population par opposition à l’approche individuelle
les répercussions de la dégradation de la qualité de l’environnement sur la santé des populations, soit une méthode pour prévenir ou contrôler ces répercussions
l’objectif de déceler les problèmes de santé sur une base populationnelle et les analyser en fonction des variables qui influencent leur approche, évolution, gravité et impact sur l’inclusion sociale
un mode d’intervention participatif car il s’agit de s’allier à la communauté (sauf que ce terme est réducteur car les groupes sociaux sont différentes personnes d’origines variées), s’associer aux personnes concernées pour définir les besoins, mettre en place des objectifs et réaliser l’action et définir les critères les plus importants pour faire avancer l’éthique et l’efficacité des soins
Les réseaux de santé constituent plus de 800 réseaux financés par l’État, soit 20.000 professionnels impliqués dans les réseaux. Les objectifs de ces réseaux sont de :
décloisonner le système de santé
replacer le patient au cœur du système
accroître les compétences des acteurs et revaloriser les professionnels
corriger les déséquilibres qui semblent marquer l’activité du secteur sanitaire (ex : réseau ville-hôpital apparu dans les années 1980, coordination gérontologique)
Les années 1980 amorcent la coordination entre les structures et les professionnels de la santé. Le début du 20ème siècle se caractérise par la prise en charge des tuberculeux. En 1972, réforme de la psychiatrie avec l’instauration d’équipes psychiatriques de secteur. Les premiers réseaux gérontologiques, visant l’accompagnement et le maintien à domicile des personnes âgées, constituent d’autres exemples du fonctionnement en réseau dans le secteur de la santé.
Les secteurs d’activité sont :
les organismes comme le CNAM, la COTOREP, le conseil général, l’APA
les PMI
le service social de l’éducation nationale
des associations
des secteurs hospitaliers : MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), psychiatrie
les institutions pour les personnes handicapées : CMP, IME, MAS, etc.
La place de l’assistant(e) de service social se caractérise par :
les missions spécifiques selon l’institution
une équipe pluridisciplinaire
un positionnement en tant qu’expert social
un échange d’informations, le secret partagé
Concernant les missions du service social hospitalier, il s’agit de :
résoudre les difficultés morales ou matérielles faisant obstacle au bon déroulement du traitement
orienter d’orienter les malades vers des services adéquats en utilisant les divers réseaux
autonomiser les malades et leurs familles
Au cours du séjour du patient, l’assistant(e) de service social fait une évaluation de la situation pour :
connaître le contexte de vie dans lequel vit le patient
analyser les retentissements sociaux liés à son hospitalisation
mettre en place un plan d’action pour aider à gérer au mieux cette crise
Ses modes d’intervention sont de nature à :
régulariser un problème administratif de prise en charge
établir un signalement, une tutelle, une curatelle, un dossier COTOREP, une déclaration de maladie professionnelle ou obligatoire
organiser un retour à domicile en lien avec des associations d’aide ou de soins à domicile
organiser un transfert en centre de soins de suite, en réadaptation/rééducation vers des lieux de vie (ex : MAS ou maisons de retraite médicalisées
Les liens de l’assistant(e) de service social avec l’équipe soignante doivent permettre de :
répondre au signalement fait par le patient, son entourage ou le service
s’appuyer sur des transmissions d’informations
échanger au sein d’une équipe pluridisciplinaire : formation interprofessionnelle
mettre en place des démarches communes liées à la demande d’intervention en place : participation aux actions, prise de position, évaluation régulière