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19/11/07 “ II. La répartition des revenus ”


1 – La répartition de la VA

La VA est non seulement la mesure de la richesse réellement créée par l’entreprise elle représente également l’ensemble des revenus distribuables par les entreprises. La VA est en effet répartie entre les divers bénéficiaires comme le montre le tableau suivant :

Répartition de la VA

Revenus

Bénéficiaires

Salaires nets

Personnel de l’entreprise


Cotisations sociales comprenant la CSG et la RDS

Organismes sociaux
Sécurité Sociale (CNAV, CNAV, CNAF) – URSAFF
UNEDIC – ASSEDIC
Caisses de retraite complémentaires

Impôts liés à la production (impôts sur les sociétés/bénéfices, taxe professionnelle, etc.), soit 5% à 6%

Etat et collectivités territoriales


Intérêts (obligations et formes de prêt)

Prêteurs

Dividendes

Propriétaires de l’entreprise (actionnaires)

Autofinancement

L’entreprise elle-même


L’autofinancement est la partie de la VA consacrée par l’entreprise pour contribuer à financer le renouvellement ou le développement de potentiel.

Valeurs mobilières

Actions

Obligations

Titres de propriété des entreprises sociétaires
Les actions donnent droit à une partie des bénéfices réalisés : les dividendes

Les emprunts obligataires sont émis par les très grandes entreprises ou par l’Etat
Ces emprunts sont divisés en un grand nombre de parts égales appelées « obligations »
Chaque obligation est un titre de prêt donnant droit à un intérêt, soit une rémunération fixe annuelle


Par exemple, une entreprise qui fait un emprunt obligataire de 100.000.000€ donnera lieu à 1.000.000 d’obligation à 100€ chacune. Sachant que la durée est sur 10 ans et le taux à 5%, il s’agit d’une façon de placer son épargne.
Remarque : l’intérêt s’appelle un coupon d’obligation.

2 – Les revenus salariaux

a) Salaires bruts, salaires nets et coût salarial
Le salaire brut est le montant du salaire tel qu’il doit être obligatoirement affiché sur le contrat de travail. Sur l’offre d’emploi, c’est le salaire brut qui est indiqué. Le salaire net correspond à la partie du salaire brut directement perçu par le salarié.
Par exemple : soit un salaire brut de 1.600€. Pour passer au salaire net, il faut soustraire les cotisations sociales relatives à la « part salariée ». L’apport du salarié aux cotisations sociales étant de 22% du salaire brut, les retenues sociales sont de 352€ et le salaire net sera de 1.248€.
Le coût salarial correspond au montant global du salaire pour l’employeur. Celui-ci est supérieur au salaire brut puisque l’employeur doit également s’acquitter de la part patronale des cotisations sociales.
Toujours avec le même exemple, les cotisations sociales liées à la « part patronale », dites charges sociale, sont deux fois plus élevées que la part salariée, soit 45% du salaire brut. Donc les charges sociales s’élèvent à 720€. D’où le schéma suivant :

Côté contrat Côté salarié Côté employeur

Ces trois approches sont nécessaires et chacune d’elle indique un montant du salaire.

b) Les salaires en France : les inégalités salariales (cf. INSEE)
Les chiffres suivants (voir polycopié) concernent les salariés du secteur privé à temps plein pour l’année 2005, soit 13 millions de salariés.
Le salaire net moyen est de 1.904€. Moins de 70% des salariés ont un salaire inférieur au salaire moyen. Le salaire moyen est tiré à la hausse en raison du poids des très hauts salaires.
Le salaire médian est de 1.528€. Le salaire médian est le salaire tel que 50% des salariés gagnent moins. En d’autres termes, il s’agit du salaire du milieu du classement.
Pour essayer de rendre compte des inégalités salariales, les économistes vont répartir les salaires en 10 tranches de 10%. La limite supérieure ou inférieure de chaque tranche est appelée décile. D’où :

d1 = 1er décile = salaire tel que 10% des salariés gagnent moins de 1.042€
d2 = 2ème décile = salaire tel que 20% des salariés gagnent moins de 1.163€
d5 = 5ème décile = salaire tel que 50% des salariés gagnent moins de 1.528€ (salaire médian)
d9 = 9ème décile = salaire tel que 90% des salariés gagnent moins de 3.029€

Pour mesurer les inégalités salariales, il existe divers instruments. Les économistes utilisent très fréquemment le rapport inter déciles, soit d9/d1 = 3.029/1.042 = 2,9. Ce chiffre signifie que le moins bien payé des 10% des salariés les mieux payés gagne 2,9 fois plus que le mieux payé des 10% les moins bien payés. Lorsque ce chiffre s’accroît, cela signifie que l’éventail des salaires a tendance à s’élargir (progression des inégalités salariales). A l’inverse, lorsque ce chiffre diminue, l’éventail des salaires se ressert et les inégalités salariales diminuent.

Pour le prochain cours : faire une fiche sur le SMIC (définition, bénéficiaire, évolution du dispositif)
Revenus du travail = 60%

Revenus du capital

Salaire brut de 1.600€

Salaire net de 1.248€

Coût salarial = Salaire brut + Cotisations patronales = 1.600 + 720 = 2320€


 

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