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Il s’agit d’étudier la relation existant entre la culture et le psychisme en réajustant les connaissances en fonction du contexte d’appréhension de la civilisation étudiée.
Exemple : soit un adolescent de 15 ans dont le modèle interne est déconnecté et qui a recours à un psychothérapeute. Pour entrer en contact avec le jeune, ce dernier lui dessine un quai, une vague et un bateau. Il lui demande alors s'il n'a pas l'impression d'être submergé par sur le plan émotionnel. Le jeune lui indiquera d'ajouter une personne sur le bateau : c'est ce qui amorce la prise de contact entre le psychologue et l'adolescent. De plus, pour le jeune, la vague semble très haute, c'est pourquoi, il voudrait qu'elle se calme. D'où, l'introduction du soleil dans le dessin par le psychologue. La pensée intuitive, dite capacité empathive, est importante pour le professionnel. En effet, le fait de dessiner a permis au jeune d'accéder à une prise de conscience qui lui fera dessiner la pluie puis un arc en ciel. Le psychologue a déclenché quelque chose dans la conscience (le moi) en éveillant l'inconscient du jeune par le dessin. Ce qui est psychique a fonctionné à travers la gestuelle, la parole, l'échange. D'où, une très forte dynamique intrapsychique, c.a.d à l'intérieure de son propre esprit, mise en exergue par le thérapeute qui la repère, la conscientise.
D'après la théorie freudienne, les comportements et difficultés rencontrés à l'âge adulte sont essentiellement déterminés (en provenance) par l'histoire de notre petite enfance. On observe qu'à 6 ans, l'enfant est dans une phase de latence, c.a.d qu'il est prêt à s'occuper des mathématiques, de l'histoire et de l'écriture. De ce fait, les préoccupations relatives à la petite enfance sont mises à l'écart pour que le psychique soit prêt à accueillir des notions d'apprentissage, dites scientifiques. Il se produit au cours de l'enfance voire l'adolescence, un remaniement psychique qui aboutira à notre fonctionnement adulte. Par ailleurs, une place est réservée à l'imaginaire dans le psychisme.
Au début du 20ème siècle, Freud est l'un des premiers à finaliser/théoriser le modèle de l'inconscient chez l'homme en s'interrogeant sur comment se constitue, se développe voire s'organise l'histoire de notre personnalité dans notre propre histoire ? Nous possédons tous une structure de la personnalité (en tant que fonctionnement indémodable) qui s'appréhende comme quelque chose d'établie et constituée de plusieurs principes que Freud a, d'ailleurs, théorisés. En effet, selon lui, la personnalité est constituée de trois instances : le Ca, le Moi et le Surmoi. En 1905, Freud élabore la théorie du psychisme et explique que notre comportement résulte, pratiquement toujours, de l'interaction entre ces trois composantes/instances psychiques.
A la naissance, un nourrisson fonctionne avec cette première instance psychique car elle représente un réservoir de nombreuses énergies dites psychiques dérivées de nos tendances héréditaires (en parti acquises). Le Ça est imperméable à la réalité objective. Ce réservoir pulsionnel ne subit aucune influence du milieu ou de la culture. Le Ça est maître mais il relève de l'inconscient. Quand le Ça, dit aussi principe de plaisir, œuvre, il a pour fonction d'apaiser et de nous faire éviter la douleur (physique, morale, psychique) instrumentalisée par cette tension psychique. Freud s'interroge sur comment parvenir à réguler ces tensions/pulsions ? Il pense que nos pulsions sexuelles sont alimentées par l'énergie du Ça: c'est la libido. Il oppose les pulsions sexuelles aux pulsions agressives relatives à la mort et à la destruction. Il compare l'énergie du ça à une conservation de l'énergie requise pour les actes de la vie courante. Le capital d'énergie dont on dispose ne change pas, il se montre ou non, on l'utilise ou non mais cette énergie reste fixe.
Vers 2-3 ans, le Moi est la deuxième instance psychique qui se forme. Contrairement au Ça, le Moi est capable de raisonner, de penser de manière réaliste. Le moi, dit aussi principe de réalité, représente l'instance qui se différencie du rêve/du fantasme. Le Moi tente de saisir ce qui se passe lorsque le Ça est trop présent, il va chercher à calmer les demandes du Ça en exigeant autre chose. Le Moi tient compte des exigences et des contraintes du monde réel (contexte, environnement) et permet d'instaurer une qualité de vie. Il s'apparente à la sagesse, la raison, la maîtrise de nos gestes et de nos pensées. Il a pour fonction de réguler/faire la médiation entre les demandes du Ça et du Surmoi. Le Moi est rationnel et réaliste, il fait la part des choses et occupe donc la place d'arbitre entre les pulsions du Ça et du Surmoi. Il traduit en action ce que le Ça n'a pas la possibilité de réfléchir. Ainsi, une personne arrivée à maturité psychique et en bonne santé devrait posséder un Moi solide pour maîtriser ses pulsions et trouver des moyens réalistes pour satisfaire, d'un côté, les pulsions avérées et, d'un autre côté, les illusions. C'est ce qui nous empêche de prendre nos désirs pour des réalités.
Il s'agit du dernier système psychique à se configurer. Il désigne notre mental, à savoir une partie de notre psychisme représentée par la conscience morale et les référentiels culturels (normes sociales, familiales, culturelles). Il se développe à partir du moment où la voix de la moralité et le fonctionnement des règles sont établis. A travers cette émanation du pouvoir de l'autorité (les règles) sur l'enfant, la conception des notions du bien et du mal prend forme (conscience moral). En fonction de notre conception judéo-chrétienne, le Surmoi a pour fonction de juger nos actes en bien ou en mal, en somme il juge ce que fait ou non le Moi. C'est le Surmoi qui apporte le sentiment de fierté/satisfaction si l'acte est jugé conforme. Ainsi, il récompense (déprive) ou punit (prive) le Moi en fonction de l'assimilation de lois morales. Dans l'inconscient d'une personne normale, un ajustement/équilibre est aménagé entre les trois instances. En revanche, chez une personne perturbée, les trois instances sont en conflit, exemple : si le Ça et le Surmoi dominent le Moi, il y a alors conflit intrapsychique.
Ce modèle de l'inconscient est universel, même si le Ça est inconscient, une partie reste consciente et que le Surmoi soit fort ou faible, il gouverne notre conscience. Le Moi reste l'instance la plus consciente des trois, elle recherche l'équilibre entre les pulsions et les normes. Le Moi a la possibilité de puiser dans ses représentations pour utiliser des mécanismes de défense, à savoir des stratégies défensives plus ou moins conscientes contre l'angoissante inconsciente. Ces mécanismes sont : le refoulement, la régression, la projection, la dénégation, le délire et la sublimation.