|
Remerciements à emareva, pour la création de site ASS et son référencement.AccueilPrésentation |
|---|
| PratiqueInformationsAnnuaire
|
Néanmoins, cette science remonte à l’antiquité et son objet d’étude varie en fonction des époques. La psychologie est à la fois un métier, comportant de multiples aspects, et une fonction, que tous nous pouvons plus ou moins assurés. Pendant longtemps, la psychologie a été confondue avec la métaphysique de l’âme (cf. souffrance du jeune Verter). Par ailleurs, elle est encore dévolue à l’étude du cerveau : la physiologie du cerveau permet de comprendre des troubles physiques. Depuis une centaine d’années, la psychologie est bouleversée par le courant freudien : la psychanalyse, qui étudie ce qui relève de l’inconscient. Ce courant a récemment été mis en question par tous ceux qui font appel aux théories comportementalistes dans lesquelles il s’agit d’étudier uniquement la façon selon laquelle un être humain se comporte, gesticule, parle. La psychologie tente de saisir l’être humain dans sa globalité mais, pendant longtemps, elle s’est concentrée sur des parties du corps.
Cette science a connu d’énormes piliers de connaissances, ce qui fait que l’enseignement de la psychologie (en plus des bouleversements théoriques) se caractérise par des différences d’enseignement entre les pays où elle se pratique. Dans certains pays, la psychologie fait partie de la science biologique, dans d’autres elle est liée aux cours de sciences humaines et sociales ou encore dans des cours de pédagogie (univers de l’enfant) quant elle n’est pas inscrite dans la faculté de lettres ou de médecine. De nos jours, les études de psychologie ont lieu dans des universités qui établissent différents champs d’investissement (psychologies cognitives, support de type psychanalytique). Reste à faire un choix entre les soins par les médicaments qui agissent sur le corps et les soins par l’esprit.
Freud (psychanalyste), Yan Pavlov (physiologiste) avec l’expérience de conditionnement sur un chien et les premiers cours d’accouchement sous douleur dès1952, J. Piaget (docteur en science) et F. Dolto (cf. la maison verte fondée en 1971). La psychologie reste une science qui n’est pas toujours acceptée contemporainement parlant. Beaucoup font l’assimilation entre psychologie, psychanalyse, psychiatrie, orthophonie, éducation spécialisée, éducation psychomotrice. Or, bien que ces entités soient différentes dans leurs conceptualisations et leurs formations, elles ont en lien leur objet d’étude car elles se focalisent sur le psychisme.
Le psychologue est un spécialiste dans l’étude du psychisme à partir de faits, expériences, observations, tests, entretiens (état des lieux du sujet) et doit être obligatoirement détenteur d’un DESS (soit avoir fait cinq années d’études supérieures).
Le psychanalyste n’a pas à suivre un cursus universitaire car il n’existe pas d’études supérieures de psychanalyse (dans beaucoup de pays). Donc, la profession n’est pas protégée et n’importe qui peut s’installer en tant que psychanalyste. En réalité, il existe une loi entre psychanalystes qui implique deux choses pour en être un. La première est d’avoir suivi une expérience personnelle en psychanalyse, soit de s’être engagé dans une longue histoire. La deuxième est que comme il existe des instituts d’étude/de formation en psychanalyse qui introduisent à de nombreux courants/approches, pour exercer le psychanalyse doit appartenir à un clan de psychanalystes (cf. déontologie personnelle et professionnelle). Le psychanalyste aide donc à clarifier l’inconscient.
Le psychiatre a obligatoirement un diplôme de médecine générale et il est un médecin spécialiste qui a suivi un enseignement de psychiatrie (étude des maladies mentales). Dans notre culture, le psychiatre se caractérise par le fait qu’il est le seul à pouvoir prescrire une thérapie médicamenteuse. Il envisage les troubles de la personnalité sous un angle médical. S’il y a diversité des métiers, il y a alors diversité des fonctions et des attributions. Contrairement au psychiatre, le psychanalyste et le psychologue ne touchent jamais le corps du patient. Cependant, beaucoup de psychiatres se sentent dans une position inconfortable du fait qu’ils n’ont pas d’approche psychologique.
Un psychomotricien est une personne qui rééduque les enfants ayant des troubles de la temporalité et de l’espace. Il rééduque des déficits moteurs ou langagiers et il travaille à partir du vécu du corps.
Le docteur Balint a découvert que la parole soigne plus que les médicaments. C’est pourquoi, il forme le groupe Balint qui accueille des docteurs, des psychanalystes et des psychologues pour qu’ils se forment à une pratique psychologique voire psychothérapeutique. Il s’agit donc de personnes ayant suivi une formation spécifique à une ou plusieurs techniques de psychothérapie. Ces techniques sont nombreuses, plus brèves, moins coûteuses (en terme de financement personnel) et leurs titres sont moins restrictifs que la psychanalyse. Il n’existe pas de formation universitaire en matière de psychothérapie. Néanmoins, l’exercice de la profession est surveillé et structuré (reste à voir ce qu’il en est dans des formations privées).
Il faut faire une différence entre le travail sur l’inconscient et les thérapies cognitives qui relèvent de la connaissance et, donc, du conscient et qui sont pratiquées par des psychothérapeutes pour faire disparaître des troubles (ex : les TOC).
Lacan et le courant lacanien se focalisaient sur la personne, sauf que désormais, l’approche systémique est favorisée du fait que la personne fait partie d’un système. La thérapie systémique se caractérise par l’idée que si un élément du système change, comme il est relié à d’autres éléments, il est nécessaire que les autres éléments s’adaptent pour accompagner le changement de l’élément initial.
La psychologie est l’étude scientifique des faits psychiques et du comportement de l’homme. D’après Paul Valéry, “ l’objet de la psychologie est de nous donner une idée toute autre des choses que nous connaissons le mieux”. Quatre époques caractérisent la psychologie dans l’histoire:
la connaissance de l’âme
la science du comportement
la psychanalyse
la psychologie cognitive ou la formalisation logique
Marulic met en avant une étude des manifestations de l’homme. La psychologie subjective étant le propre de l’homme, il réactualise la notion d’introspection qui existait déjà au 19ème/20ème siècle. Faire sa propre introspection permet d’atteindre son humeur (soit les sécrétions pour l’époque), son état d’âme (soit l’inconscient aujourd’hui). Ces travaux constituent une base de la psychologie car pas d’autres études sur le comportement de l’homme n’avaient été produites.
Pour Descartes, les animaux n’ont pas d’âme. Sa pensée rationaliste marque la psychologie moderne. Jusqu’en 1979, en Allemagne, la psychologie était rattachée à la philosophie (Wundt) et les troubles mentaux et la notion de psychologie étaient l’apanage de la médecine générale. Le premier laboratoire de psychologie est consacré à la psychologie expérimentale qui s’appuie sur la médecine, la physique et la physiologie. La théorie évolutionniste de Darwin a inspiré nombre de psychologues impulsés par le désir de comprendre les êtres humains (faune, flore, univers). Darwin et Descartes représentent des piliers de la psychologie. Ebbinghaus, un élève de Wundt, est le premier à mettre en place des exercices/expériences dans le but d’analyser le phénomène de mémorisation. Pavlov, Watson et Köhler renversent le courant philosophique de l’introspection car, pour eux, la psychologie n’est valable qu’avec des expériences et des mesures (cf. courant comportementaliste). Les courants de pensée ne cessent de se construire, de s’opposer, de se reconstruire. Ces trois auteurs considèrent l’homme très proche de l’animal (points communs) et l’expérience de Pavlov exprime la relation entre un signal (le stimulus) et la réponse personnelle à ce signal (salive dans le cas du chien). Les mécanismes profonds inconscients mentaux sont invérifiables et des psychologues ne croient pas en l’inconscient.
Le Gestalt est un courant scientifique allemand qui provient de chercheurs physiciens. Köhler montre qu’il existe un équilibre (soit un tout) entre le stimulus et l’énergie qui en découle. Il se base sur une forme de continuité entre le conditionnement et le déconditionnement.
La psychologie cognitive a une vision très physique des phénomènes psychologiques, elle ne croit pas au conditionnement. S’il y a modification des éléments d’équilibre, la réponse change et le rapport stimulus/réponse ne tient pas tout le temps. Les modifications sont, en effet, le propre de l’homme et la volonté de rompre la structure dépend du sujet et ne relève donc pas d’une théorie (cf. conscience du sujet).
Les influences de la cybernétique et de l’informatique, datant de 1948, désignent la science, soit la connaissance, d’un système pouvant être une machine ou un organisme vivant capable de communiquer et de s’autoréguler. Depuis l’émergence du cyber, les chercheurs considèrent que tous les mécanismes psychologiques sont conçus comme des traitements de l’information. Ainsi, nous codons et décodons toutes les informations. Lorsque des messages sensoriels sont émis, les organes sensoriels décodent/synthétisent les informations et donnent lieu à des représentations, des images, des mots. Le cyber est lié à la psychologie cognitive car il s’agit de se représenter par l’esprit. D’après les cybernéticiens, les être humains fonctionnent à partir d’un contexte.
La psychologie transculturelle amorcée par Nathan met en exergue le fait d’être emprisonné dans sa découverte, pas de possibilité de s’en extraire. Il n’est pas possible de traiter des pathologies des personnes de culture différente si l’on ne s’intéresse pas à la culture de la personne. En reconstituant les lieux d’origine de la personne, Nathan a oublié le processus d’acculturation et n’a donc pas relevé les différences entre les personnes migrantes. L’origine est le premier élément et l’appropriation de la culture est le second. Reste à savoir ce que l’on prend ou non de la culture d’accueil (acculturation) et ce que l’on garde ou non de la culture d’origine (enculturation)?