Assistante service social - site d'information…

ass, assistante service social, welfare srvices

 

 

 

Remerciements à emareva, pour la création de site ASS et son référencement.

 

AccueilPrésentation
 
PratiqueInformationsAnnuaire

Google
 

22/10/07 - “Fondements de la science politique”


La science politique est une base des disciplines fondamentales pour saisir le service social.

Introduction à la science politique

La pensée politique (autour de la question du “comment vivre ensemble ?”)
La philosophie politique
La science politique est une discipline des sciences sociales dont l’objet est d’appliquer des méthodes scientifiques à l’étude des phénomènes politiques. Reste à définir un phénomène politique ?
Un phénomène politique s’explique par l’introduction d’un phénomène relevant de la sphère privée (intérêt privé) dans la sphère publique (intérêt général). La science politique s’occupe essentiellement de ce qui se passe dans la sphère publique (ex : enfants maltraités, femmes battues). Historiquement, les penseurs ont réfléchi sur la meilleure façon d’organiser la société, soit la recherche du meilleur ordre politique. Quatre périodes se distinguent :

1 – L’antiquité : période qui réfléchit sur l’ordre politique à adopter dans le but de mieux vivre ensemble, trois auteurs de la Grèce antique (5ème siècle avant J-C) se dégagent :

Protagoras, pour qui une cité bâtie sur une base égalitaire (entre les citoyens grecs) permet un ordre politique juste. De ce fait, il est question d’associer les citoyens à la gestion de la cité et qu’ils participent aux affaires de l’État : il s’agit d’une participation active de l’ordre politique (dimension de la démocratie participative très actuelle)
Pour Platon, lorsque tous les citoyens participent à la politique, l’anarchie demeure. C’est pourquoi, il pense que la formation d’une élite issue de l’aristocratie doit gouverner (pas de démocratie participative)
La pensée d’Aristote se pose différemment en étudiant les types de constitution existant à son époque à des endroits différents. Il expose des catégorisations, soit :

Nombre de gouvernants

Un

Plusieurs

Le peuple

Intérêt général

Monarchie

Aristocratie

République

Intérêt privé

Tyrannies / dictature

Oligarchie

Démocratie

Pour les différents régimes correspondent les formes de constitution qui existent à l’époque d’Aristote. Aux formes justes relatives aux régimes se substituent les formes corrompues de ces mêmes régimes.
Un discours restrictif sur la pensée politique consisterait à dire qu’elle vise seulement à réflechir sur la meilleure forme d’organisation politique pour satisfaire l’intérêt général.

2 – Du Moyen-âge à la Renaissance :

la pensée politique évolue car les auteurs s’interrogent sur le rapport entre politique et morale. À cette époque, la religion détermine la morale et se situe au cœur de l’organisation politique. Les auteurs se rendent compte de la difficulté de confronter/réunir les valeurs morales et la politique (cf. Saint Thomas d’Aquin, Dante, Machiavel). Machiavel est le premier à penser la rupture obligée entre la politique et la morale dans le but de pouvoir organiser la sphère politique en dehors de la sphère religieuse. Montesquieu est aux prémices de la période de la modernité car l’attachement aux valeurs religieuses prévalait jusqu’ici. Sa pensée est d’ailleurs tout à fait actuelle, ex : la Pologne souhaite faire référence à Dieu dans la constitution européenne.

3 – Fin du 17ème/début du 18ème siècle :

période qui pose le problème en termes de légitimité du dirigeant par rapport au peuple. Comme la référence à Dieu est évacuée, la légitimité du pouvoir se pose. De ce fait, les penseurs politique vont réfléchir sur le fait de passer un contrat entre le peuple et le dirigeant : c’est le mouvement des contractualistes. Pour illustrer ce mouvement, se retrouvent des penseurs tels que :
Thomas Hobbes, in Le Léviathan (sorte de baleine immense), explique qu’un contrat doit être passé entre l’État et le peuple. Le peuple donne à l’État un mandant blanc sain et ne réclame pas de compte à l’État. La vision du contrat social de Hobbes implique que l’État se charge de tout et que le peuple renonce à ses libertés individuelles, il s’agit d’une vision totalitaire.
Montesquieu, in L’esprit des lois, explique que la meilleure façon d’empêcher le totalitarisme est la séparation des pouvoirs entre les parties législative, exécutive et judiciaire.
Jean Jacques Rousseau, in Le contrat social, explique que les dirigeants ne sont que les mandataires du peuple (cf. Président de la République est locataire de l’Elysée).
La pensée va évoluer et, d’un côté, les contractualistes considèrent que l’établissement d’un contrat avec le peuple permet d’éviter le totalitarisme. D’un autre côté, les libéraux pensent qu’il est nécessaire d’accorder aux citoyens des droits fondamentaux/naturels afin de garantir que l’État ne devienne tyrannique, par ex : le droit au logement implique que si l’État ne fournit pas de logement, l’individu peut traîner l’État devant la justice. L’objectif des individus est de garantir les libertés par des droits individuels et inaliénables qui les préserve contre toute atteinte/non respect de l’État face à ses engagements.

4 – le 20ème siècle :

la pensée politique se confronte au problème des totalitarismes. Les penseurs se retrouvent confrontés à tout ce qui a été pensé auparavant mais dans les faits cette fois, avec notamment :
le marxisme : les fondements de ce courant de pensée sont que, d’une part, la société s’explique par un rapport d’exploitation entre les classes (cf. la lutte des classes) et, d’autre part, le système capitaliste disparaitra de lui-même puisque la dictature du prolétariat (classe ouvrière) aboutira à l’instauration d’une société égalitaire (cf. révolution russe de 1917). Or, c’est un État totalitaire qui s’imposera dans les pays marxistes où au nom du respect du projet collectif, aucune contestation n’est permise. L’État se charge de tous les besoins des citoyens sans qu’ils aient leur mot à dire (cf. période stalinienne du régime soviétique).
Le nazisme (national socialisme) : l’idée de ce projet collectif est de répondre aux besoins des citoyens sauf que la nature de ce projet est profondément raciste (barbarie du régime).
Le point commun de ces régimes est l’introduction d’un projet collectif qui fait que l’État se charge des besoins des individus qui n’ont plus de mot à dire. Reste à savoir pourquoi ces projets totalitaires ont émergé ?
Aujourd’hui, la pensée politique s’interroge sur le nouveau totalitarisme, à savoir : l’économie (le marché), dimension qui prime sur la sphère politique et que les citoyens ne peuvent pas empêcher (cf. Jacques Attali in La voie humaine, pour une nouvelle sociale démocratie, 2004). Concernant le social, l’ordre politique essaie de trouver un équilibre sauf que les inégalités persistent voire augmentent et l’inefficacité de l’État demeure. Même si la société considère que l’individu a des droits, l’individu doit cependant les connaître et il n’a pas forcément la capacité de les faire valoir. D’où, l’importance du travail d’accompagnement de l’assistant de service social avec les usagers. Par ailleurs, le rapport de force entre l’État et l’individu n’est pas équitable, c’est pourquoi, les personnes doivent se constituer en groupe/association (cf. Tocqueville) pour pouvoir faire face à l’État.

La laïcité (le modèle français)

La laïcité en France s’appréhende par la conception d’un ordre politique selon laquelle l’organisation de la société repose pour l’essentiel sur la séparation entre l’Église et l’État. Concrètement, l’État reconnaît toutes les religions mais il n’en adopte/pratique aucune. Jusqu’à la révolution française, la religion organise la vie sociale, éducative, sanitaire de personnes. Elle détient le pouvoir politique et une main mise sur l’état civil des individus : identité (naissance, mariage, mort), éducation, sanction/répression, santé/hôpitaux. Au moment de la révolution française, les sujets du roi deviennent des citoyens égaux. L’Église ne permettait pas cette conception du fait que tous les individus n’étaient pas catholiques. De ce fait, les penseurs s’interrogent sur le type de laïcité dont la société va se doter. De 1789 à 1905, la guerre entre les monarchistes et les républicains pour le pouvoir politique aboutira à légiférer le travail sur la laïcité par la loi Combes de 1905 qui pose la séparation des sphères politique et religieuse, le devoir de neutralité de l’État dans l’espace privé et le service public d’État doit garantir l’intérêt général en se chargeant de l’enseignement et de la santé (hôpitaux). À la fin des années 1980, la question de la laïcité se repose en raison de l’apparition de signes religieux distinctifs dans le cadre de l’école. Le conseil d’État interdit alors tout prosélytisme et oblige à respecter les obligations scolaires. Reste qu’il n’interdit pas le port de signes religieux. Il s’agit d’une conception plus nuancée de la laïcité du fait qu’elle s’émancipe d’une conception plus rigide et s’adapte aux évolutions de la société caractérisées par une pluralité des identités françaises. L’État admet la neutralité dans l’espace public sans pour autant rejeter à l’extérieur des personnes de culture différente.

 

Google
 
 

 
 

Partenaires | Plan de site | Propriété Intellectuelle | Charte

Améliorer son trafic, référencement | Création sites | Coloriages - Magazine enfants | Portail, agenda artistiques | Photos
rank 3
angle